~ Chapitre 7 ~

~ Chapitre 7 ~
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~ Chapitre 7 ~

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POV Tom


« Tom, tu veux un café ? »

Je me retourne avec lassitude et aperçois Georg qui entre dans la chambre.

« Non merci, ça ira.
- Okay, comme tu voudras... Dis-moi si tu as besoin de quoi que se soit, hein ?
- Oui, merci... »

Il sort de la pièce en me lançant un dernier sourire compatissant et ferme doucement la porte derrière lui. Je pousse un soupir de fatigue et pose à nouveau mon regard sur Bill, allongé à mes côtés.

Ça doit bien faire plus de quinze heures que je le veille à son chevet, lui tenant la main pour qu'il sente ma présence. Je ne me suis pas levé une seule fois même pour aller aux toilettes, j'ai bien trop peur qu'il se réveille sans me voir près de lui. C'est très important pour moi qu'il sache que je ne l'ai pas laissé seul... Seul dans cette chambre puant les médicaments, aux murs d'une blancheur aveuglante et au silence brisé par les sons réguliers de l'électrocardiogramme signalant les battements de son c½ur.

Ma tête doit faire peur à voir, je n'ai pas dormi depuis deux jours : je n'avais déjà pas vraiment fermé l'½il après notre dispute et là c'est encore plus dur... Il faut que je reste éveillé, je veux pouvoir vérifier n'importe quand que son c½ur bat toujours. Je pense que je serai à jamais traumatisé parce qui s'est passé... J'ai bien cru que mon frère allait partir pour toujours.... Sans moi... Je n'avais jamais imaginé ça, pour nous c'était évident qui si l'un de nous venait à disparaître, l'autre le suivrait. Une autre vision n'était pas concevable à nos yeux...

Quand nous avions environ cinq ans nous nous le sommes promis : « ensemble à la vie, à la mort ». Si les médecins ne l'avaient pas réanimé, je serais parti le rejoindre... Je déglutis à cette pensée. C'est tellement dur d'imaginer ça... Des larmes perlent à la surface de mes yeux. Je voudrais rester fort jusqu'à son réveil et ne pas pleurer mais je n'y arrive pas. Le voir dans cet état me fait affreusement mal, c'est la plus dure épreuve que j'ai eu à vivre jusqu'à présent... Sentir que la vie le quitte puis que son réveil n'est pas assuré, qu'il est entre la vie et la mort... Des tuyaux parsemant son visage pour l'aider à respirer, le teint d'une pâleur effrayante, des cernes creusant son visage, puis cette blessure à la joue causée par David... David...

Je pense qu'il est dans le couloir de l'hôpital et qu'il n'ose plus rentrer dans cette chambre depuis qu'il a voulu essayer mais que je l'ai foutu dehors, en lui gueulant dessus et le ruant de coups, aveuglé par la rancoeur... Je ne veux plus qu'il s'approche de Bill, je n'aurais plus jamais confiance en lui. Je ne l'aurais jamais cru capable de le frapper et de dire toutes ces paroles dégueulasses...

« Vous avez décidé de tout faire foirer hein ?! Et bah à ce jeu là je suis désolé de vous l'apprendre mais JE serai le gagnant ! »


Elles résonnent dans ma tête et me font terriblement souffrir...

« Et moi j'ai tous les droits d'accord ? JE décide et vous vous pliez à ce que je vous demande. »

Il n'était pas dans son état normal, c'est pas possible... Comment a-t-il pu dire ça ? Avant il ne l'aurait jamais fait... On travaillait en équipe, c'est pour ça que ça fonctionnait si bien...
Peut-être qu'au fil du temps il a pris de plus en plus d'initiatives sans vraiment nous demander notre avis...
Peut-être qu'au fur et à mesure il a commencé à nous manipuler pour sa propre personne...
Peut-être que je ne me suis aperçu de rien parce que faire l'ignorant c'était bien plus confortable...
Peut-être que j'aurais dû lui faire remarquer, calmer ses projets et arrêter sa manipulation dès le début... Mais je ne sais même pas quand ça a commencé... Je ne m'en rendais pas compte et je m'en veux affreusement.
Comment faire maintenant ? Bill est dans le coma et c'est de sa faute !

« Espèces d'ingrats...! En tout cas Bill, tu t'en tireras pas comme ça. T'es pas tout permis, tu es sous contrat rappelle-toi ! »

Depuis son geste envers Bill... Et cette haine que je lui porte comme j'en ai jamais ressentis... Je ne vois pas comment les choses pourraient s'arranger... Jamais je ne pourrais lui pardonner...

Quand je pense que c'est grâce à lui qu'on a débuté notre carrière... Maintenant que mon frère m'a ouvert les yeux sur lui : qu'il se sert de nous pour s'enrichir et qu'on ne représente rien de plus à ses yeux... Je suis terriblement déçu. Je le considérais comme un membre de ma famille à part entière, lui portant une reconnaissance et confiance aveugle. Je regrette tellement à présent... Bill à l'air d'être le seul à avoir vu clair dans son jeu... Mon petit frère... Il doit souffrir depuis longtemps et je n'ai rien vu... Je sais que David n'est pas le seul responsable mais je sens qu'il l'a enfoncé encore plus dans sa souffrance.

Je suis d' accord, il n'aurait pas dû quitter la scène comme il l'a fait, c'était une erreur... Mais était-ce une raison pour le frapper ? Et je sais que Bill va mal... Même très mal... Il n'aurait jamais fait ça sinon...
Je ne lui ai pas accordé assez d'attention, je n'ai pensé qu'à moi-même mais il aurait dû venir m'en parler dès le début non ? Alors peut être qu'il ne serait pas allongé sur ce lit en ce moment même...

Je devine ses pupilles bouger derrière ses paupières closes, il rêve sûrement... Je me rapproche de lui en avançant ma chaise et caresse d'un revers de main sa joue meurtrie. Elle est tellement froide que ce contact me fait frissonner... J'ai envie de le réchauffer en me serrant contre lui, peu m'importe si c'est interdit.
Je soulève la fine couverture blanche qui le recouvre et m'assoie sur le lit. Je tends mes jambes, les collant aux siennes, puis me tourne de son côté en replaçant le linge sur nos deux corps. Je me blottis contre lui en posant ma tête sur son épaule et entremêlant mes jambes aux siennes, puis je ferme les yeux et me laisse bercer par sa respiration régulière, sa main toujours dans la mienne...

Les heures passent, identiques les unes aux autres et je reste éveillé sans bouger une seule fois.
Lorsque des infirmières entrent dans la pièce pour faire des vérifications, je fais semblant de dormir pour qu'elles ne me demandent pas de descendre du lit. Jusque là, ça a fonctionné et de toute manière je n'ai pas l'intention de quitter les bras de mon frère tant qu'il ne se réveillera pas.

Depuis combien de temps suis-je ici ? Je n'en ai aucune idée... Je sais juste que plus les minutes défilent, plus cette sensation de vide qui parcoure mon corps s'intensifie.
J'avais cessé de pleurer mais j'en ressens à nouveau l'envie... Je me mords la lèvre inférieure tout en fermant presque violemment les yeux. Je me redresse un peu sur mes avant-bras et me penche sur le visage de Bill en déposant un baiser sur sa joue. Mes larmes tombent puis coulent lentement dessus... Je repose ma tête sur son épaule et place ma main libre sur son torse. J'y dessine de léger cercles et c'est la voix enrouée, étouffée par mes pleurs et le regard tourné vers la fenêtre, plongé dans la noirceur du ciel, que je commence à chanter faiblement :

In mir wird es langsam kalt
le froid m'envahit peu à peu
Wie lang können wir beide hier noch sein
Combien de temps encore pourrons-nous rester ici tous les deux
Bleib hier, die Schatten wollen mich holen
Reste ici, les ombres veulent m' attrapper
Doch wenn wir gehen dann gehen wir nur zu zweit
Mais si nous partons alors faisons-le seulement tous les deux

Je déplace lentement ma main posée sur son torse vers son cou, en effectuant de douces caresses ...

Du bist alles was ich bin
Tu es tout ce que je suis
Und alles was durch meine Adern fließt
Et tout ce qui coule dans mes veines
Immer werden wir uns tragen
Nous nous soutiendrons toujours
Egal wohin wir fahren egal wie tief
Peu importe où nous allons, peu importe la distance

Je redessine les contours de son visage, tapotant sa peau avec douceur...

Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass uns gemeinsam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit
Irgendwann wird es Zeit sein
Nous aurons le temps
Lass uns gemeinsam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit

Son menton à la courbe si parfaite... Ses lèvres tellement douces malgré leur sécheresse... Son nez droit et fin... Ses paupières ornées de longs cils...

Ich höre wenn du leise schreist
J'entends quand tu cries faiblement
Spüre jeden Atemzug von dir
Je sens chacun de tes souffles
Und auch wenn das Schicksal uns zerreisst
Et même si le destin nous déchire
Egal was danach kommt, das teilen wir
Peu importe ce qui arrivera, nous le partageons

J'entremêle mes phalanges dans ses cheveux...

Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass uns gemeinsam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit
Irgendwann wird es Zeit sein
Nous aurons le temps
Lass uns gemeinsam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit

... et lui caresse la joue à l'aide d'une de ses mèches, au rythme des paroles que j'ai continué à fredonner...

In die Nacht, irgendwann
Dans la nuit, quelque part
In die Nacht, nur mit dir zusammen
Dans la nuit, seulement avec toi
Halt mich sonst treib ich
Tiens-moi sinon je dérive
Alleine in die Nacht
Seul dans la nuit
Nimm mich mit und halt mich sonst treib ich
Emporte-moi et tiens-moi sinon je dérive
Alleine in die Nacht
Seul dans la nuit

Sans même m'en apercevoir je replace ses cheveux le long de son visage et, avec le bout de mon index, trace un c½ur sur sa joue...

Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass uns gemeinsam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit
Irgendwann wird es Zeit sein
Nous aurons le temps
Lass uns gemeinsam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit

Du bist...
Tu es...

Je ne finis pas car les doigts de Bill se referment soudainement sur les miens. Je me redresse avec hâte, le souffle court et les yeux pétillants d'espoir. Mes lèvres s'étirent en un large sourire qui meurt rapidement après avoir vu que l'expression sur son visage n'a pas changé et ses yeux toujours fermés... Sa prise sur ma main s'est relâchée... Ai-je rêvé ? Je voudrais tellement qu'il se réveille que je l'ai imaginé ?... Je fixe nos mains enlacées en tentant de calmer ma respiration saccadée puis je pose à nouveau les yeux sur mon frère mais cette fois quelque chose a changé... Mon étonnement est tel que j'ai du mal à remarquer immédiatement de quoi il s'agit...
En réalité, un léger sourire a pris place sur son visage et je ne tarde pas à l'imiter. Il finit par entrouvrir délicatement ses lèvres et murmurer :

...alles was ich bin und alles was durch meine Adern fließt...
...tout ce que je suis et tout ce qui coule dans mes veines...


Ses paupières papillonnent avec légèreté puis il les ouvre doucement, plongeant lentement ses prunelles noisettes dans les miennes...


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Tout d'abord... BONNE ANNEE !!! (ça fait même pas une semaine que 2008 a commencé, on peut encore u_u) Plein de bonheur, de musique (conceeeeeerts !! *o*), de yaoï, d'amour, d'amitié et de libertéééé !! (en fait c'est ce que je me souhaite à moi-même mais je voulais vous le faire partager =D j'pense que vous aimeriez tout ça pour 2008 aussi non ?)

Ensuite je suis désolée pour mon retard, ces derniers jours j'étais pas très bien (merci encore ma Cacahuète tu m'as beaucoup aidé, j'taime fort <3) et en plus j'avais des doutes sur ma fic et les événements qui vont se produire... Mais ne vous inquiétez pas, normalement c'est arrangé.
Sinon pour In die Nacht, vous l'avez sûrement vu dans beaucoup de fics mais je pouvais pas m'en empêcher... c'est LA chanson yaoï-twincest quoi ^^

Et juste un mot pour Mein liebe Co <3
Déjà merci beaucoup de prendre du temps pour m'aider alors que t'as pas que ça à faire (pas comme moi lol) et aussi merci d'être tout simplement toi.
En mars on recommence nos aventures et ça va être génial n'est-ce pas? Je suis heureuse de partager ça avec toi et ça changera jamais hein? é_è
ILDMLC <3

Oubliez pas de me donner votre avis sur le chapitre hein ? ;D
Et aucun rapport mais si c'est pas déjà fait (ou même si c'est déjà fait xD), vous pourriez (re)voter pour les TH aux NRJ Music Awards? C'est ici dans la catégorie "Groupe / Duo International"
Voilà petit rappel comme ça ^^ ('tain j'aimerais tellement y aller >_<)
Bisous <3


Edit : Coucou! Je voulais juste vous demander un petit service... Comme j'en ai parlé plus haut, je rêve d'aller aux NRJ Music Awards et ma Cacahuète chérie aussi... Elle a fait une vidéo ICI et ça serait vraiment gentil si vous vouliez bien voter pour elle... En plus elle m'a dit que si elle gagnait n'importe quel concours pour y aller, c'est moi qu'elle emmènerai avec elle (et réciproquement <3), alors si vous votez pour elle, vous votez aussi pour moi et vous pourriez nous aider à réaliser ce rêve... Merci énormément si vous le faites et on peut voter plusieurs fois, il suffit de fermer la page et d'en ouvrir une nouvelle =D

Ensuite pour le prochain chapitre, je suis désolée, je le posterai dans la semaine mais j'ai du mal à écrire et en plus je suis vraiment, vraiment, vraiment crevée (j'ai du mal à reprendre le rythme des cours avec ces horaires si différents de ceux de mes vacances >_<)...
J'avais aussi envie de relire des fics parce que ces dernières semaines j'en ai pas eu l'occasion ou j'avais pas assez de temps et ça m'a vraiment beaucoup manqué (besoin de me changer les idées...).
Je poste le plus vite possible et encore merci de me laisser tous ces commentaires, j'vous aime fort <3

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 07:00

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:20

~ Chapitre 8 ~

~ Chapitre 8 ~
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~ Chapitre 8 ~

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POV Bill


J'ai du mal à distinguer clairement ce qui m'entoure, ma vue est trouble et sombre... Je cligne plusieurs fois des paupières et j'arrive peu à peu à m'habituer à l'obscurité de la pièce. Elle est faiblement éclairée par une machine qui se trouve à ma gauche émettant un son régulier et gênant à la fois. Des formes se dessinent progressivement autour de moi et je peux lentement distinguer la silhouette de Tom serrant ma main fortement dans la sienne. Ses yeux reflètent la seule lumière de la salle donnant à son regard une lueur pétillante étirant d'avantage mes lèvres, imitant le magnifique sourire que je peux distinguer sur son visage. Je soupire d'aise, appréciant la présence de mon frère et l'ambiance de cette chambre soulignée par le silence agréable y régnant. Je distingue une fine larme couler sur sa joue...

« Pourquoi tu pleures Tomi ? » je lui dis doucement, portant ma main libre à son visage pour essuyer ses pleurs.

Je caresse sa joue du revers de mon doigt et il ferme ses yeux comme pour mieux apprécier ce moment.

« Je... J'ai eu tellement peur de... de te perdre Bill... Sans toi je... je suis perdu... Tu... tu... »

Il détourne son regard du mien et se laisse submerger par un soulagement que j'arrive nettement à ressentir.
Mes yeux s'embuent rapidement et je ne tarde pas à pleurer à mon tour. Je laisse échapper un léger rire et je lui dis pour détendre l'atmosphère :

« On a pas l'air con à pleurer tous les deux comme ça ! On dirait des meufs d'vant Titanic ! »

Il rigole doucement et essuie ses larmes avec sa main en reniflant discrètement.

« Normalement c'est mon rôle de casser l'ambiance avec mes répliques pourries !
- Désolé, cette fois j'ai pris le relais ! »

Il se tourne à nouveau vers moi, un sourire plus affirmé aux lèvres. Puis il reprend en imitant une voix féminine :

« Oh non Jack ne meurs paaaas !!! »

On part tous les deux dans un fou rire, même si le mien est assez faible à cause de mon manque de forces, et lorsque le calme s'installe à nouveau, on se regarde pendant un moment que je qualifierais d'intemporel... Je le vois mordiller nerveusement son piercing à la lèvre, ce qu'il fait toujours quand il se sent gêné...
« Qu'est-ce qui te tracasse comme ça ? je lui demande amusé.
- J'ai... J'ai pas envie d'aller prévenir tout le monde de ton réveil... Je suis peut être égoïste mais... mais j'aimerais te garder pour moi... Au moins un petit moment... Je...
- Tomi... T'inquiète pas... La seule personne avec qui j'ai envie d'être là, maintenant... C'est toi... et personne d'autre. »

Je ponctue ma phrase avec un sourire qui se veut rassurant et je le sens se détendre un peu.

« T'as vraiment envie que je chiale encore hein ? C'est tellement rare que t'en profites avoue ! C'est ça que tu cherches en me disant tout ça ? »

Je ris à sa remarque mais quelques secondes après, je sens lentement mon sourire mourir et toute ma joie me quitter avec lui... J'ai soudainement peur que cet instant idyllique se termine alors qu'il reflète si bien l'illusion d'un parfait bonheur dont j'ai tellement rêvé... Une multitude de souvenirs s'empare de mon esprit... Tout ce qui s'est passé avant de me retrouver ici, toute ma ranc½ur, tout mon désespoir, toute ma haine... Et tous les sentiments contradictoires que j'ai éprouvé envers mon frère dernièrement... J'ai tellement peur qu'il m'abandonne à cause de cette crainte qu'il ne tienne pas assez à moi... Je crois que je n'arriverai jamais à me débarrasser de cette impression qui me gâche la vie....
Mais à cet instant, j'ai envie de profiter de sa présence. D'oublier toute cette crainte que je ressens.

J'attends quelques instant avant de murmurer :

« S'il te plaît... »

Je ne continue pas ma phrase tout de suite et son regard s'emplit d'inquiétude au fur et à mesure que je garde le silence. Je sens rapidement des larmes monter à nouveau à la surface de mes yeux.

« Bill ? Qu'est-ce qu'il y a ? Dis-moi !
- ... Serre-moi Tom... Prend-moi dans tes bras et serre-moi fort... »

Il semble surpris puis, hésitant un instant comme s'il ne savait pas comment s'y prendre, s'approche doucement vers moi... Nous ne sourions plus, l'ambiance a complètement changé d'un instant à l'autre, nous avons rarement été aussi sérieux.
Je tente de me redresser comme je le peux, arrachant d'un geste les tuyaux qui me barrent le visage ainsi que ma perfusion au bras et je laisse mon jumeau passer ses bras sous les miens et les resserrer, entourant mon torse. Puis il pose doucement son front contre le mien plongeant dans mes yeux son regard humide et je passe délicatement mes bras autour de son cou.
Je sens nos souffles se mêler et un bien être intense m'envahir... Je clos mes paupières et bouge lentement mon visage de gauche à droite, frottant ainsi le bout de mon nez au sien et un sourire naît sur nos lèvres au même instant. Le même sourire...

Je penche légèrement la tête et dépose un baiser sur sa joue avant de nicher ma tête dans son cou en resserrant notre étreinte. Je pose ma joue sur son épaule en imprégnant mes narines de son odeur et je lui souffle sur sa peau :

« Tu sais... J'ai rêvé de toi quand j'étais inconscient...
- Raconte-moi, me répond-t-il, déposant légèrement ses lèvres sur mon front en un baiser comme pour m'encourager à lui parler.
- Et bien tout était noir et j'étais tout seul... J'avais froid et terriblement peur... Puis j'ai entendu ta voix qui m'appelait... Je ne te voyais pas mais je sentais ta présence tout près de moi et ensuite, tu as pris ma main et nous nous sommes retrouvés dehors dans la nuit... Nous nous promenions main dans la main, la neige tombant tout autour de nous... Il y avait de magnifiques lumières éclairant notre chemin... On s'est regardé dans les yeux et j'ai commencé à chanter In die Nacht, porté par ta voix... Tes lèvres ne bougeaient pas mais je pouvais t'entendre dans ma tête... En réalité tu chantais vraiment n'est-ce pas ? »

Je lève mon regard vers son visage, le mien toujours sur son épaule, attendant sa réponse.

« Oui... Et j'avais dans l'espoir que tu puisses m'entendre... me sourit-il.

Je laisse le silence s'installer à nouveau lorsqu'une question surgit dans mon esprit...

« Dis, Tom...
- Hmm ?
- Tu crois que... Que les choses vont s'arranger et que... Tout redeviendra comme avant ? »

Il remonte ses mains sur mes épaules et décolle légèrement mon corps du sien, le regard fuyant.

« Je ne sais pas Bill... Je ne sais pas...
- Et pour... Nous... ? »

Il détourne enfin son regard vers moi, me scrutant pendant un moment comme s'il essayait de trouver la réponse dans mes yeux... Lorsqu'il s'apprête enfin à me répondre, une personne s'introduit dans la pièce, l'interrompant...

« Je viens changer la perfusion, je... Ah mais... Vous êtes réveillé ?! »

L'infirmière allume précipitamment la lumière, m'aveuglant immédiatement. Je frotte mes yeux avec mes doigts puis l'entends reprendre :

« Oh excusez-moi pour la lumière mais... Vous avez enlevé votre perfusion et votre aide respiratoire !? Je ne suis pas sûre que ce soit raisonnable ! »

Elle demande à Tom de se lever du lit pour lui faire de la place puis elle reprend :

« Vous avez subi un grave choc récemment, il faut que vous vous reposiez pour que vous puissiez reprendre des forces. Allongez-vous et essayez de dormir... Et laissez-moi vous remettre tout ça !
- Mais je vous assure, j'en ai pas besoin... Je me sens très bien ! Regardez ! »

J'écarte les draps et sors du lit en ignorant ses réflexions négatives mais lorsque je suis enfin debout, un vertige me saisi me faisant perdre l'équilibre...

« Attention ! »

Tom me rattrape de justesse et me repose doucement sur le lit. J'aurais mieux fait d'écouter l'infirmière...

« Monsieur, soyez raisonnable je vous en prie... »

Je ne lui réponds pas et je la laisse faire, sous le regard suppliant de Tom qui me demande de bien vouloir l'écouter. Il à l'air paniqué...

« Tom, tout va bien... Ne t'inquiète pas. »

L'infirmière se tourne vers lui et lui dit :

« Il lui faut du repos, il devrait se rétablir vite. Par contre, j'ai demandé une exception pour vous lorsqu'il était inconscient, mais maintenant qu'il est réveillé vous devez quitter la chambre, les visites sont terminées depuis longtemps... »

Mon regard croise celui de Tom et je lis dans son regard sa tristesse... Je ne veux pas qu'il s'en aille...

« Vous ne pourriez pas faire une deuxième exception ? Je n'arrive pas à dormir sans mon jumeau, je n'ai jamais réussi... Sil vous plait. »

Son regard s'adoucit et je devine qu'elle croit mon mensonge qui n'en est pas tout à fait un...

« Je... Je ne sais pas si c'est possible... C'est interdit... Je suis vraiment désolée. »

J'ai cru au début qu'elle céderait mais je me suis fait des idées... Tom s'approche doucement de moi et dépose un baiser sur ma joue en me chuchotant à l'oreille :

« Dors bien p'tit frère. »

Je lui lance un sourire et il quitte la pièce, poussé discrètement dans le dos par l'infirmière que je fusille du regard. Elle ignore mon attention et éteint la lumière en fermant la porte derrière elle.

Je me retrouve seul, dans cette chambre que je n'imaginais pas aussi... fade lorsque Tom était là... C'est étrange... Lorsqu'il était à côté de moi je me sentais tout à fait normal, comme s'il ne m'était rien arrivé et à présent, je sens toute ma faiblesse se rependre dans mon corps. Je déteste me sentir comme ça...
Des images des dernières minutes passées avec mon frère prennent possession de mes pensées et sans que je ne m'en aperçoive, je m'endors, épuisé, le sourire aux lèvres...

« Il va bientôt se réveiller, tu crois ?
- Je ne sais pas, j'espère...
- Quand tu l'as vu hier, il avait l'air comment ? »

J'ouvre les yeux progressivement et remarque que Tom, Gustav et Georg sont dans ma chambre, me fixant sans gêne.

« Kyaaaah !! Il est réveillé, il est réveillé !! »

Je vois Georg sauter partout en tapant dans ses mains et Gus', un sourire rayonnant sur le visage.

« Coucou, toi, me sourit Tom à son tour.
- Coucou, je réponds faiblement en lui rendant son sourire.
- On a eu peur pour toi, tu n'imagines même pas à quel point !! Déjà en quittant la scène et... »

Georg s'arrête après avoir vu le regard noir que Tom vient de lui lancer.

« Oui enfin voilà quoi... On est soulagé que tu sois réveillé !
- Tu nous as manqué, continue Gus'.
- Je ne peux pas en dire autant, je dormais ! »

Ils rient tous à ma réplique et je peux sentir que cette ambiance chaleureuse me fait du bien...

« Bill, le médecin nous a dit qu'il avait parlé avec... avec David... et... »
Je ne peux retenir une grimace à l'entente de ce nom.
« Et il lui a expliqué qu'après ce qui t'est arrivé, il fallait que tu prennes plusieurs semaines de congé pour reprendre des forces... Et que si tu étais entouré de tes amis ce serait meilleur pour toi...
- Oui enfin ça c'est toi qui en as parlé au médecin Georg, lance Gus' amusé.
- Peut être mais au moins comme ça, David a dit que nous pouvions partir tous les quatre là où Bill le déciderait ! »

Cette idée me fait plaisir, je vais peut être pouvoir oublier toute cette pression et tout ce qui me fait mal depuis plusieurs mois...

« Tu sais où tu veux aller ? me demande Tom.

Je le regarde intensément tout en réfléchissant à sa question. Mon rêve me revient en mémoire... La neige, la nuit, les lumières... avec lui...
Tom n'attend pas ma réponse et dit :

« J'ai appelé Andreas tout à l'heure, il ne pouvait pas venir car il est en Suisse en ce moment.
- En Suisse ? je lui demande, ne comprenant pas où il veut en venir.
- Oui, ses parents viennent d'acheter un chalet là-bas et il a dit qu'on était tous les quatre les bienvenus si on le voulait... »

Mon sourire s'élargit et Tom reprend en me faisant un clin d'½il :

« Il m'a dit qu'il y avait beaucoup de neige là-bas et que le soir la ville était éclairée par de superbes lumières... »


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Voilà un nouveau chapitre! J'étais trop frustrée en l'écrivant... J'écoutais Reden si vous voyez où je veux en venir xD nan mais c'est vrai l'ambiance de ce chap m'a donné envie de déraper... Mais je peux pas >_<
Je veux me défouler sur mes personnages (qui ont un caractère étrangement similaire au mien, n'est-ce pas Mein Co ^^) et je ne veux pas que ce soit trop facile... niark!

Et puis, désolée encore du retard mais maintenant je ne pourrai plus poster qu'une fois par semaine. Je vais essayer d'être sérieuse... Je crois xD C'est à dire arrêter d'écrire ma fic ou d'en lire pendant les cours si je veux pas foirer mon trimestre... (c'est moi qui dit ça? J'me reconnais pas -.-") Et puis peut être bosser un peu chez moi... (alala ça va plus du tout là >_<)
Voilà... et aussi je n'ai rien contre les filles qui pleurent devant Titanic xD j'en fais partie, et pas qu'un peu mdr
Dites-moi ce que vous pensez du chapitre hein? =D
J'vous aime <3

Edit : T_T Désolée de pas avoir posté la suite la semaine dernière... On va dire que j'étais plus préoccupée par mes propres sentiments que ceux de mes persos (et encore en ce moment d'ailleurs...)
Je vais essayer de me concentrer et de poster vite le chap 9!
Mais j'ai quand même remarqué que les nombre de visites ne changeait pas et ça me fait énormément plaisir! Merci beaucoup *o*
Allez je m'y mets u_u
A bientôt, promis!!


Je voulais poster aujourd'hui mais (oui il y a un "mais" >_<), je sens que je me force à écrire ce chapitre tout simplement parce que j'ai peur de perdre des lecteurs en ne postant pas rapidement... J'espère que ça ne sera pas le cas... Je suis désolée, j'espère que vous me comprenez... Et je n'abandonne en aucun cas cette fic, elle est bien trop importante pour moi. Je poste dès que je peux... Et merci de continuer à me suivre... Vos commentaires et vos visites continuent à me faire sourire et j'en ai vraiment besoin...
En ce moment j'ai pas trop le moral et j'arrive pas à écrire... Une sensation d'étouffement et de mal-être que je ressens souvent ces temps-ci ; j'ai besoin de ma bouffée d'oxygène*... Celle qui me fera oublier ce qui ne va pas même si parfois je ne sais même pas ce que c'est moi-même.
Et je l'aurai bientôt... Ma piqûre de bonheur*.
Dann wird alles gut...

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 07:01

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:25

~ Chapitre 9 ~

~ Chapitre 9 ~
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~ Chapitre 9 ~

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POV Bill



Je sens une fraîche brise fouetter mon visage, me sortant ainsi d'un sommeil léger. J'ouvre lourdement mes paupières en tournant machinalement la tête vers la fenêtre à ma gauche, attiré par l'éblouissante lumière qui s'en dégage. Je découvre alors une magnifique étendue d'un blanc éclatant de pureté. Je souris à cette vision ; toute cette neige... Je trouve ça magnifique.
J'ai toujours préféré la mer et la chaleur que les montagnes et le froid mais pour une fois j'avais besoin de changement...

« Coucou, toi. »

Je tourne rapidement la tête vers la voix qui vient de m'appeler, me prenant alors son index sur ma joue. Je laisse échapper un petit rire et réplique :

« Espèce de poulpe invertébré, t'es pas trop vieux pour ce genre de gamineries nan ?
- Déjà, les poulpes sont invertébrés, donc pas besoin de le préciser... »

Tom, assis à ma droite, me tire la langue et continue en prenant une voix de petit garçon innocent :

« Et nan je suis pas trop vieux ! Je suis et je resterai un gros gamin ! Tout autant que toi d'ailleurs !
- Pfff ! »

Je croise les bras sur mon torse et fais mine de bouder suite à sa remarque.

« Bah tu vois ! » me lance-t-il fier de lui.

Je tourne mon regard dans sa direction et lui fais des yeux tristes auxquels il n'a jamais pu résister. Un sourire attendri se dessine lentement sur son visage et je ne peux m'empêcher de l'imiter. Il se rapproche lentement de moi et dépose furtivement ses lèvres sur ma joue. Les miennes s'étirent d'avantage et je tourne à nouveau la tête vers la fenêtre du train, laissant mon regard parcourir le paysage défilant à travers la vitre. Je murmure doucement comme si ces mots n'étaient adressés que pour moi-même :

« Ça m'a manqué...
- De quoi ? répond Tom ayant tout de même entendu.
- Notre complicité... Ta présence... Toi, tout simplement.
- Tu m'as manqué aussi. Mais j'étais là tu sais... »

Je ne décolle pas mon regard de la fenêtre ; c'est tellement plus simple de ne pas le regarder dans les yeux pour me confier à lui... Je poursuis alors :

« Tu étais peut être là mais j'en avais pas l'impression... Je me sentais seul. Terriblement seul.... Mais je ne te reproche rien. C'est uniquement de ma faute.
- Dis pas ça Bill... J'aurais dû voir que tu allais mal... On est jumeaux, j'aurais dû le sentir mais je devais être trop aveuglé par tout ce succès pour essayer de regarder autour de moi... Je pensais que tu étais dans le même état d'esprit que moi, j'ai pas essayé de comprendre pourquoi tu étais de plus en plus distant. Je préférais croire que ce que tu me donnais comme excuse était vrai. Je suis désolé... »

Des larmes commencent à envahir la surface de mes yeux mais je les retiens de couler. Je sens le regard de Tom sur moi, ce qui m'encourage et reprendre la parole :

« Je ne t'en veux pas. J'aurais pu ne pas te mentir... Mais je te voyais tellement heureux... Je ne voulais pas gâcher ton bonheur... Vous n'aviez pas l'air d'avoir la même vision de la situation que moi et je me sentais à l'écart. Je ne comprenais pas pourquoi moi j'avais changé... Et je m'en voulais... Pendant que j'étouffais de plus en plus...
- Continue, explique-moi tout s'il te plaît... »

Je marque une pause comme pour réfléchir à ce que je m'apprête à lui dire, puis reprends :

« Tu vois... C'est plus comme avant. C'était notre rêve pourtant mais... Plus le temps passe, moins on contrôle nos faits et gestes. On nous demande presque plus notre avis, t'as pas remarqué ? Et en restant passif j'avais l'impression que je trahissais les paroles de nos chansons... Celles qui parlent de liberté et d'indépendance... Je ressens plus ça du tout... J'me sens prisonnier. Et c'est tout ce que je fuyais...
- Je sais pas quoi dire... Je...
- J'ai craqué... Tout cette angoisse que j'ai accumulé je ne pouvais plus la cacher... Désolé d'avoir réagi comme ça sur scène la dernière fois, je ne sais plus ce que je faisais, j'en pouvais plus... Et sentir qu'on s'éloignait de jours en jours tous les deux n'a fait qu'empirer les choses... »

Je sens Tom me tirer le bras. Je me tourne alors un peu vers lui tout en évitant son regard et je le laisse m'enlacer. Maintenant qu'il sait pourquoi j'étais comme ça j'ai peur qu'il ne comprenne pas... C'est pour cette raison que je ne lui ai rien dit avant.

« Bill... On a pas eu l'occasion d'en parler avant puisque depuis ton réveil on a jamais été seuls à l'hôpital, il y avait toujours trop de monde dans la chambre mais... Tu sais avant que l'infirmière ne nous dérange quand tu t'es réveillé... Tu m'as posé une question... Pour te répondre je ne sais pas si les choses vont s'arranger...Je sais juste qu'on va faire notre possible pour que ça aille mieux, hein ? J'te le promets... Et pour nous, et bien sache que je te laisserai plus tomber p'tit frère. Je suis là maintenant, aies confiance en moi. A deux on est toujours plus forts n'est-ce pas ? Je ne veux plus que tu te sentes seul. Plus jamais.
- Merci Tomi... »

Il s'écarte doucement de moi et plonge un regard empli de sérieux dans le mien.

« Tu n'me caches plus rien hein ?
- Non.
- Tu m'as vraiment tout dit ? Promis ?
- Oui, je te le promets Tom. »

Il me sourit, rassuré.

« Et une dernière chose... Plus de secrets entre nous maintenant. Ne garde pas ce qui te rend triste pour toi ou n'importe quoi d'autre hein ? Avant on se disait tout alors... Il faut que ça recommence, d'accord ? On est jumeaux, on se comprend... Peu de gens on cette chance, on devrait pas la gâcher comme ces derniers mois... On partage tout, okay ?
- Oui ! Merci... »

Je joins ces mots à un baiser longuement appuyé sur sa joue, puis il entoure mon visage de ses mains et embrasse mon front. Il décolle ses lèvres puis passe une main dans la mienne alors que je retourne contempler le paysage en soupirant d'aise. Peut-être que ça va réellement aller mieux maintenant... Maintenant qu'il est là...

Tous ces mots réconfortants, j'ai du mal à croire qu'il vient de les prononcer. C'est exactement ce que je rêvais d'entendre... Et notre lien semble être revenu... Mon frère a tout compris, il a su dire ce qu'il fallait... Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien. Il faut juste que je réussisse à rayer de mon esprit l'idée que tout ça n'est qu'éphémère et qu'en rentrant rien n'aura changé. Que Tom ne sera pas là comme il me l'a promis et que les choses vont empirer... J'aimerais tellement que ce pressentiment disparaisse...

Je tourne discrètement ma tête vers mon jumeau pour l'observer alors qu'il regarde de l'autre côté, perdu dans ses pensées. Il m'a tellement manqué... Sa façon d'être quand on est seul tous les deux, la manière dont il me protège, m'écoute, me regarde... J'en ai tellement besoin... Depuis ma crise d'angoisse, il est au près de moi et ne m'a presque pas quitté. J'aurais voulu être seul avec lui au lieu d'être entouré de tout ce monde... Il y a même des photographes et des journalistes qui ont essayé de rentrer dans la chambre pour voler des informations, j'ai vraiment besoin de m'isoler quelques temps. Cette vie me fait suffoquer et si ça ne change pas je ne serai pas capable de le supporter... J'ai besoin de Tom, lui seul peut me sortir de là... J'en était certain depuis le début. Et maintenant qu'il sait ce qui me faisait souffrir j'espère qu'il ne me laissera plus seul... Sans lui je ne peux plus continuer et j'ai peur d'avoir besoin de lui continuellement... De ne plus pouvoir m'en passer... Je sais que lui peut se débrouiller sans moi et ça me rend triste...

« J'ai plus besoin de toi que tu ne le crois Bill... »

Tom lève un regard attendrissant et brillant vers le mien, un faible sourire assorti à son regard dessiné sur son visage. Il parait tellement innocent comme ça... J'ai rarement vu cette expression chez lui et ça fait naître en moi une incontrôlable vague de tendresse à son égard... Je lui rend son sourire et entoure mon bras au sien avant de poser ma tête sur son épaule. Il commence à caresser de sa main libre mes cheveux lisses, posant sa tête sur la mienne. J'aimerais lui dire quelque chose mais on le fait tellement rarement que j'ai peur que ça fasse bizarre... Pourtant c'est con, juste parce qu'on est des mecs ça devrait être étrange de se dire...

« Je t'aime p'tit frère. »

Je sens mon c½ur rater un battement. Il a vraiment lu dans mes pensées c'est pas possible ! J'en ai perdu l'habitude... Mes lèvres s'étirent doucement et je lui réponds avec une franchise inégalée :

« Moi aussi je t'aime.»

Nos regards se croisent et mon c½ur se serre au même instant. Une lueur nouvelle dans ses yeux pétillants me coupe le souffle et créé un poids au creux de mon ventre. Je n'arrive pas à analyser le sens de cette sensation, je sais juste que je donnerai tout pour qu'elle se renouvelle... Tom replace délicatement une mèche de mes cheveux en gardant toujours son magnifique sourire dont je me lasserai jamais. Je cligne des yeux en tentant d'oxygéner mes poumons qui commencent à manquer d'air et je replonge mon regard dans le sien qui ne m'a pas quitté. Je voudrais que le temps se fige pour toujours...

« Réveillez-vous les gars, on est arrivé ! »

La voix de Saki nous sort de notre contemplation mutuelle, éclatant la bulle qui s'était formé autour de nous deux. Je croyais avoir dit que je voulais que le temps s'arrête ! J'espère que je vais pouvoir passer des moments seul avec Tom pendant les prochains jours... Et puis il y aura Andreas aussi ! Ca fait tellement longtemps que je l'ai pas vu... Il m'a vraiment manqué...

Je lâche le bras de mon frère et m'écarte lentement de lui. On se lève au même instant tout en s'échangeant un regard désolé. On aurait bien voulu que le voyage dure un peu plus longtemps...

« Allez... On va voir Andreas ! me sourit Tom en frictionnant mon bras avec sa main comme pour me motiver.
- Ouais !
- Grumbleulm... ! »

Je me retourne vers l'émetteur de ce grognement non-identifié et aperçois une créature répondant au doux nom de... Georg, étalé de tout son long sur Gustav. Celui-ci tente désespérément de libérer ses jambes du poids de notre bassiste adoré...

« Bouge ton cul espèce de gros yeti informe ! Lève-toi et va retrouver la neige des montagnes ! Allez !!
-Nieuuuh... Georg pas yéti informe ! TOI va retrouver la neige... Ours polaire !! »

En voyant Gus se débattre pour tirer sa dernière jambe coincée sous Georg cela me remémore automatiquement une pub qui passait y'a pas très longtemps à la télé... Le regard amusé de Tom croise alors le mien et je devine instantanément qu'il pense à la même chose que moi :

« Georg est doux, Georg est frais... Mais Georg n'est vraiment pas pratique ! »

Nous éclatons de rire ensemble après avoir réciter la pub d'une même voix puis nous attrapons nos sacs à dos et prenons la direction de la porte de sortie du train, main dans la main.
Il sort le premier, puis je le suis, humant l'air frais qui m'entoure. Je ferme un moment les yeux pour profiter de cette sensation purifiante tout en marchant derrière mon jumeau en aveugle. Quand je les ouvre à nouveau, mon regard se pose automatiquement sur Andreas se trouvant au bout du quais de la gare. Je le vois sourire en nous apercevant puis s'élancer vers nous en courant.

« Andy !!! »

Je lâche la main de Tom, jette mon sac par terre et cours le rejoindre, un sourire radieux au visage dû à ce sentiment que j'ai si peu ressenti ces derniers temps...
Le bonheur.


oOoOoOo


Voilààà ! Il était temps je crois ^^
Encore désolée pour le retard, j'vais essayer de reprendre un rythme de
postage à peu près normal mais je vous promets rien... Je ferai de mon mieux =D
Surtout dites-moi ce que vous pensez du chapitre !
Merci de continuer à suivre ma fic *o*
Et sinon pour le délire "pub Tic-Tac" (nan je fais pas de pub xD),
imaginons qu'il y a la même en Allemagne aussi hein? xD
J'vous aime <3


Edit : Cliquez sur ce lien vous ne serez pas déçus :
Doktor-Furchterlich
C'est le blog d'une fille qui compte énormément pour moi <3 Elle vient de le créer et elle mérite qu'on le visite et qu'on y laisse des commentaires ! Pour l'instant elle n'a posté qu'un OS (un délire que j'adore), sa fic ne devrait pas tarder et elle promet d'être géniale, je vous aurais prévenu ^^
Elle donne mon prénom sur son blog si vous êtes curieux à mon sujet =D (comment ça vous en avez rien à foutre?! méchants ! >_<)

Edit 2 : Je vais faire en sorte de poster la suite demain =)
J'ai eu du mal à me concentrer ces derniers temps à cause de nouvelles distractions (je suis en train d'apprendre à jouer de la guitare et je lis un livre vraiment génial aussi : Fascination de Stephenie Meyer, que je vous conseille vivement d'ailleurs, breeeef !), j'ai du mal à m'en détacher mais je vais faire un effort ^^
Je vais essayer de tenir ma promesse ; )

# Posté le lundi 04 février 2008 14:05

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:28

~ Chapitre 10 ~

~ Chapitre 10 ~
oOoOoOo

~ Chapitre 10 ~

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POV Tom


Je sens Bill lâcher ma main et s'éloigner rapidement de moi, s'élançant vers Andreas dans un rire cristallin. Je ne sais pas comment l'expliquer mais ce geste me pince le c½ur. Je déteste ressentir ça... C'est juste que depuis l'accident, mon instinct protecteur envers lui s'est encore plus développé. J'ai du mal à accepter qu'il s'éloigne de moi, ne serait-ce que pour rejoindre notre meilleur ami comme en ce moment même. Je me trouve complètement ridicule... Je secoue la tête comme pour en chasser ses idées gênantes et je me revêts d'un sourire adapté à la situation. Je suis mon frère en courant et me jette sur eux, serrés l'un contre l'autre dans une étreinte qui me fait déglutir. Je ne comprends pas mes réactions, je n'ai pas l'habitude d'être aussi possessif avec lui. Je lève les yeux au ciel comme pour me dire qu'il est temps que j'arrête de trop penser et je me joins à leurs débordements d'affection.

« Vous m'avez manqué les gars !
- Toi aussi Andy ! » nous nous exclamons d'une même voix, mon frère et moi.

Cela le fait sourire, nous portant un regard attendrit et amusé. Il reprend :

« Tu vas mieux Bill ? Ça n'a pas été trop dur l'hôpital ?
- Ne t'inquiète pas, j'me sens beaucoup mieux grâce à Tom surtout. »

Il me gratifie d'un coup de coude complice en poursuivant :

« Il m'a soutenu pendant toute ma convalescence, toujours auprès de moi pour me faire sourire et penser à autre chose... Enfin on abordera ce sujet plus tard, d'accord ?
- Oui t'as raison. Je vais déjà vous conduire au chalet et vous laisser vous installer ! On discutera après. Où sont Gustav et Georg ? »

Nous nous retournons tous les trois vers la porte du train par laquelle Bill et moi sommes sortis et apercevons justement les deux glands la traverser, se chamaillant comme de gros gamins. Cette image nous fait glousser et nous échangeons des regards moqueurs entre nous.

« Mais arrête de boucher le passage espèce de vieux croûton puant ! Dès qu'on arrive tu vas direct te doucher toi hein ?! Raaaah allez bouge ! »

Les plaintes de Gustav nous poussent à rire et Andreas se décide à lui venir en aide tout en les saluant chaleureusement. Tandis que je les regarde, je sens un frisson parcourir mon échine alors que la main glacée de Bill se lie à la mienne avec hésitation. Je me tourne vers lui et lui lance un regard débordant de tendresse, auquel il répond par un sourire timide totalement adorable.
Je pose mon bras autour de ses épaules en effectuant une tendre pression, avant de prendre le chemin de la sortie dans cette position, où il y ajoute sa tête blottie dans mon cou. Ce geste est devenu une habitude et j'y ai pris énormément goût...

« Attendez ! Bill tu allais oublier ton sac, patate ! nous crie Andreas en nous rattrapant, le sac de mon jumeau à la main.
- Oups ! Merci Andy, qu'est-ce que je ferais sans toi ! lui répond-il avec sarcasme.
- Brave Andreas, va ! je le charrie, le sourire aux lèvres.
- Ah nan ! Vous allez pas commencer tous les deux ! »

Nous rigolons à sa remarque, en échangeant un regard entendu : bien sûr que nous avons l'intention de nous défouler sur lui ! Ça fait trop longtemps qu'on l'a pas vu, on ne va donc pas se gêner! D'ailleurs en parlant de charrier... J'en allais presque oublier mon petit protégé...

« Hey ! Georginouchet ! T'es prêt à retrouver tes femelles yétis dans les montagnes... pour les... embrasser... ?

Je me retourne.

« Tu vas arrêter avec ça ?! On est plus en interview, plus besoin de me vanner sur mon soi-disant état de... puceau ! Tsss... grimace-t-il.
- Oh Tomi... Je crois que tu as vexé notre petit Georginouchet chéri... reprend Bill, sur la même longueur d'onde que moi.
- Hey ! Les deux têtes de gland, vous allez arrêter de m'appeler comme ça ! »

Gustav et Andreas éclatent de rire ; j'en suis totalement offusqué !

« Mouahaha !! Têtes de gland ça leur va très bien ! s'esclaffe Gustav.
- C'est vrai, regarde leurs tronches!! » complète Georg alors que Andreas ne peut en placer une, s'étouffant presque de son fou rire. Franchement il n'y a pourtant pas que quoi !

« Oh toi ferme-la ou j'te fais avaler tes poils de cul... lissés ! je réplique pour me venger.
- On t'a vu leur faire un brushing l'autre jour ! Sinon ils sont tout bouclés ! N'est-ce pas ? » continue Bill.

En voyant l'expression choquée de Georg, c'est à notre tour d'exploser de rire. La partie est finie, l'autre tête de gland et moi-même avons gagné !

Saki nous rejoint et nous rend nos valises. C'est dans la bonne humeur qu'on décide de sortir enfin de cette foutue gare pour retrouver notre taxi devant nous conduire au fameux chalet...
Comme d'habitude, Bill s'est débrouillé pour s'encombrer de trois énormes valises pleines et c'est, poussé par une impulsion qui m'est rare, que je propose de lui en porter une. J'ai du mal à me reconnaître, ce n'est pourtant pas mon genre d'être aussi serviable sachant qu'il ne se gêne pas pour nous narguer lorsqu'en tournée, il ne porte qu'un micro alors que nous autres devons trimballer TOUS nos instruments... Mais Bill me fait sa p'tite bouille toute innocente et je ne peux pas résister... Je lui ébouriffe gentiment la tignasse et me baisse pour attraper un de ses sacs. En voyant sa tête je ne peux m'empêcher de rétorquer :

« Oh non mademoiselle... Aurais-je osé vous décoiffer ?
- Maieuuuh ! »

Il me pousse mollement, faisant mine d'être vexé et me suis alors que je reprends le chemin vers la sortie, toujours en souriant.

Arrivés dehors, nous déposons nos valises dans le grand coffre du van et nous y installons en chahutant encore. Cette ambiance m'avait manqué et surtout le véritable sourire de mon frère. Je souhaite qu'il ne le quitte plus jamais...
Le voyage vers le chalet se fait étonnement dans le calme, nous sommes bien trop occupés à admirer le paysage à travers les vitres teintées du véhicule. On a pas l'habitude de ce genre de vue, nous sommes plutôt adeptes des mers, plages de sable fin, cocotiers... Mais c'est vrai qu'il vaut mieux changer complètement d'environnement pour ainsi distraire Bill d'avantage. Il a besoin d'oublier un moment ces derniers mois et je vais essayer de l'y aider comme je le peux.

Au bout de vingt minutes, une magnifique demeure en bois se dessine à l'horizon, faisant pétiller nos yeux.

« Voilà, nous sommes arrivés chez moi ! Venez je vais vous faire visiter ! »
Andreas sort le premier, attrapant au passage un sac dans le coffre et s'arrête devant la porte du chalet, nous attendant sereinement.
Nous le rejoignons rapidement, et Andy pénètre dans l'entrée, suivis de nous, impatients d'en découvrir l'intérieur.
« Wahow c'est magnifique ! s'émerveille Bill.
- Je suis impressionné, je complète.
- Où sont les chiottes ? »

Nous éclatons de rire à sa question. Irrécupérable ce bon gros vieux yéti. Je me permets de rétorquer à Andreas, en chuchotant comme si je complotais :

« Grosse commission...
- Bah ouais, j'ai pas encore baptisé l'endroit !
- C'est vrai que c'est une tradition... ajoute Gustav sur un ton moqueur.
- En haut, au bout du couloir, la première à droite ! » répond Andy en riant.

Tandis que Georg suit ses instructions, nous restons quelques instants dans le salon, admirant la beauté de la pièce. Le lambris clair recouvrant les murs illuminait la salle, les tableaux aux couleurs chaudes y étant accrochées, la rendaient traditionnelle et agréable. L'imposante cheminée recouverte de photos de famille, l'immense tapis beige étalé sur une grande partie du plancher, ainsi que la table basse disposée devant l'énorme sofa en cuir brun, décoré d'une couverture assortie à la clarté des murs et de coussins marrons et beiges, finissent de composer le mobilier très classe, je dois l'avouer.

« Alors joli, hein ? nous demande le propriétaire des lieux avec un ton enjoué.
- C'est vraiment parfait ! Qui a décoré ? demande Bill la bouche peinant à se fermer sous le coup de l'admiration.
- Ma mère, la déco c'est sa passion ! D'ailleurs en parlant de parents, les miens sont partis deux semaines chez des amis à Zürich. On a la maison pour nous cinq pendant ce temps !
- Cool !
- Venez que je vous montre vos chambres ! »

Il se dirige vers les escaliers que vient d'emprunter Georg quelques secondes auparavant. Nous le suivons tous les trois jusqu'à arriver à l'étage, puis nous traversons le couloir, découvrant différentes portes.

« Choisissez celles que vous voulez, il y en a assez pour tout le monde. Et les jumeaux, j'en ai une spéciale pour vous deux, je pense que ça vous intéressera. »

Il nous fait d'un clin d'½il et poursuit :

« Ce sont les deux au fond, il y a une porte à l'intérieur qui permet de passer d'une chambre à l'autre, vous la voulez ? »

Bill et moi nous tournons l'un vers l'autre, nous échangeant un même regard interrogateur mais ne montrant pas moins le fond de notre pensée.

« Bien sûr ! » nous nous exclamons ensemble.

Il nous observe un moment, penchant la tête sur le coté.

« Oh vous être trop mignons mes p'tites têtes de gl... »

On ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase, nous nous sommes déjà rués sur lui pour lui faire ravaler ces paroles !

« Arrêtez, arrêtez, arrêtez ! Geooooorg sauve-moi ! Sors des toilettes et fais leur bouffer ton cacaaaa !! »

Nous explosons de rire puis déglutissons quelques secondes après, dégoûtés. Bill et moi avons eu la même image en tête et après avoir tourné la tête l'un vers l'autre nous nous plaignons dans une même parole sacrée :

« Beeeerk !
- Tsss ! Quel âge avez vous pour parler encore de pipi-caca ?! rétorque Gustav faussement agacé.
- Peuh ! Viens p'tit frère, ignorons ce vieux fou et allons déballer nos valises !
- Théoriquement JE suis le grand frère, il réplique.
- Je suis pas d'accord ! JE suis le premier à être sorti, je suis né avant toi !
- Oui mais c'est le deuxième à sortir qui a été conçu en premier !
- Peut être mais ta date de naissance c'est le jour de ta venue au monde pas de ta création ! Donc ta théorie tombe à l'eau !
- Nan, je suis plus vieux que toi !
- T'as pas de preuve ! »

Il ne trouve rien à répliquer, j'ai gagné une fois de plus. Il attrape mes mains et les entortille ensemble en me poussant contre le mur comme nous faisions quand on jouait à se bagarrer étant petit. Il approche son visage tout près du mien et c'est dans la chaleur de son souffle qu'il me murmure :

« J'ai toujours raison... »

Je peine à mettre de l'ordre dans mes pensées à cet instant, troublé par l'effet que me procure son souffle mélangé au mien d'une voix sensuelle. Bien joué Bill, j'aurais pas fait mieux pour charmer une greluche...

« Nan c'est moi... j'arrive à articuler malgré mon étourdissement.
- Bon, bande de couillons on va pas y passer la nuit ! Bouger vos petites fesses, comme ça on sort ce soir ! Le temps que vous vous installiez, que vous vous douchiez et surtout que Bill se prépare... Il sera bien l'heure de profiter de la nuit !
- Bonne idée ! j'approuve, profitant de cette diversion pour me dépêtrer de l'emprise de Bill et entre autre de la sensation étrange qui me contracte le ventre. Il vaut mieux que je n'y pense plus, je n'arrive pas à accepter qu'il soit peut être plus fort que moi pour charmer. Oui, c'est sûrement ça la raison... Quoi d'autre ? On ne rivalise pas avec Tom Kaulitz, voyons !
- Allez grand frère, écoutons l'autre blond pour une fois.
- D'accord, petit frère... »

Nous entrons dans la pièce lorsque nous entendons Gustav et Andreas taper avec leurs poings sur la porte des toilettes en criant :

« C'est bon le caca ? »

Nous rions à l'entente de leur connerie et commençons à nous installer, chacun dans une chambre en laissant la porte les reliant ouverte. Je laisse Bill utiliser la salle de bain que nous partageons sachant très bien qu'il ne va pas en sortir tout de suite, alors que je continue de déballer mes affaires en les rangeant dans l'armoire.

J'aime beaucoup cette pièce. Décorée dans les tons blanc cassé-bordeaux, éclairée par deux grandes fenêtres. Je sens que je vais me plaire ici, j'me sens vraiment bien. Je tourne la tête vers la salle de bain d'où sort le bruit de l'eau qui coule. Si j'me sens si bien ici c'est surtout parce que Bill est à mes côtés et qu'on a eu cette discussion dans le train... Celle que j'attendais depuis un moment... Ça me fait tellement plaisir de savoir qu'il me fait à nouveau confiance et qu'il ne me cache plus rien. Et puis surtout redécouvrir son sourire, ce magnifique sourire qui illumine son visage quand il est heureux. Il est totalement différent de celui qu'il arborait ces dernières semaines... J'aurais dû m'en apercevoir plus tôt, je pense que j'arriverais jamais à me pardonner cette erreur.
Je ne veux plus le quitter, être sûr que ce qui s'est produit après la dernière émission ne se reproduira plus. J'ai eu tellement peur... Un frisson me parcourt le dos à l'évocation de ce souvenir. Lui, allongé, inconscient, sur ce lit... Je secoue ma tête comme pour me ressaisir. Il ne faut pas que je gâche tout en me remémorant tout ça...

« Tom, pourquoi tu secoues la tête les sourcils froncés ? J'ai été trop long ?
- Non, non je pensais c'est... »

Je vois Bill se positionner dans l'encadrement de la porte... Eblouissant.
« ...tout.
- Comment tu me trouves ? me demande-t-il en tournant sur lui-même.
Je l'observe intensément, le détaillant le souffle coupé. Pourquoi ça me fait ça à chaque fois ?
- Tu es... Parfait. » je lui réponds dans un murmure à peine audible.
- Pourquoi tu chuchotes ? m'interroge-t-il sur le même ton, un sourire en coin digne des miens étirant gracieusement ces lèvres.
- Je sais pas, lui dis-je, en riant nerveusement.
- Tu peux te laver si tu veux. »

J'acquiesce, attrape ma trousse de toilette et me dirige vers la salle de bain. Il m'embrasse la joue quand je passe à côté de lui et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'il sent particulièrement bon...


POV Bill


Lorsque Tom rentre dans la salle de bain en fermant la porte derrière lui je m'assoie sur mon lit et continue de déballer la tonne de vêtement que j'ai emporté. Il m'a paru... bizarre. Je n'arrive pas à deviner ce qu'il a... J'espère que je n'ai pas de raison de m'inquiéter, il faudrait que je voie comment il se comporte ce soir. Peut être que je me fais seulement des films après tout...

En tout cas je sens que moi, je vais un peu mieux. J'ai juste un sentiment étrange... Je ne sais pas ce que c'est mais j'espère que ça va passer. Je pense que j'ai du mal à faire comme si tout allait bien et surtout depuis que je me suis confié à Tom, même si je me sens plus à l'aise, il reste quelque chose qui me gêne... Une sorte de manque, en permanence. J'ai besoin de sa présence... Tout le temps. Je commence à ressentir ça de plus en plus et ça m'effraie quelque peu. Pourtant, j'ai du mal à identifier ce que je ressens... C'est comme avoir un mot sur le bout de la langue ou quelque chose d'évident juste sous notre nez mais être incapable de l'identifier... Sensation vraiment frustrante.
Je déteste ça.

« Je suis prêt ! »

Je me retourne pour l'observer, tandis que mon c½ur se serre.

« Tu es... Vraiment très classe Tomi, je le félicite tentant de dissimuler mon manque d'air dont je ne comprends pas le sens.
- Merci ! On descend ?
- Oui. »

Il passe son bras sur mes épaules, et prend la direction du salon. J'hume sa délicieuse odeur et me permets de profiter de notre proximité sans me poser de questions, ce n'est pas le moment. Ce soir, on s'amuse et rien d'autre !

Nous rejoignons Georg, Gustav et Andreas en train de discuter dans l'entrée.

« Prêts ? nous demande ce dernier.
- Prêts ! On va où exactement ? je demande.
- Une soirée privée ! Il y a tout ce qu'il faut : bonne musique, bouffe, alcool, pétards et sans oublier... Des meufs !
- Parfait ! s'exclame Georg aussi enthousiaste que nous tous.
- Alors c'est parti ! »

Nous allons dehors où Saki nous attend. Andreas a dû lui donner l'heure à laquelle nous avions prévu de sortir. Nous nous installons pour la deuxième fois en cette journée dans le van et le chauffeur, qui nous attendait à l'intérieur, commence à s'éloigner du chalet.

Seulement un quart d'heure après, nous arrivons en ville. Nous nous garons dans un parking VIP puis sortons de la voiture. Je fais maladroitement tomber mon portable par terre en descendant et le ramasse. Je vois Tom se retourner avec affolement me cherchant du regard. Il a remarqué que je n'étais plus à côté de lui...

« Je suis là Tom, pas de quoi t'inquiéter, je lui souris.
- Désolé, me dit-il en me tendant la main pour que je la saisisse.
- Ne t'excuse pas... Je trouve ça mignon et puis... J'aurais eu la même réaction. »

J'enroule mon bras autour du sien comme j'aime tellement le faire et le suis vers l'entrée de la boîte de nuit.
Nous nous présentons à l'accueil et l'agent de sécurité nous laisse immédiatement entrer dans la salle d'où on peut entendre de la musique techno.
Georg se précipite sur la piste de danse où il a sûrement déjà repéré une fille, Gustav vers le buffet où il sûrement repéré... de la bouffe et Andreas nous abandonne aussi, partant saluer une bande de jeunes de sa connaissance.

« Et bah on est plus que tous les deux ! me dit Tom, un sourire charmeur aux lèvres.
- Ça ne me dérange pas, au contraire, je lui réponds avec sincérité.
- T'as faim ?
- Pas vraiment et toi ?
- Moi non plus. »

On se dirige d'un même pas vers le canapé libre au fond de la salle et nous y installons, ayant évidemment pris un verre au passage.

La soirée se passe dans une ambiance géniale mais de toute façon je ne peux que m'amuser en compagnie de mon frère. Etrangement, il ne m'a pas quitté une seule fois. D'habitude il effectue ses fameuses parties de chasse et se saoul jusqu'à ne plus pouvoir marcher sans rentrer dans un mur. Ça me fait plaisir...
Il a même rembarré les meufs qui l'ont accosté ce soir. Ce n'est pourtant pas son genre, je tiens à lui faire remarquer avant qu'on ne soit trop pompette.

« Tom...
- Oui ? se retourne-t-il, toujours son éternel sourire peint sur son visage.
- Je voulais te remercier de rester avec moi comme ça. T'es pas obligé hein ? Ça ne me dérange pas que t'ailles danser ou draguer...
- Non. Je préfère rester là avec toi. »

Il glisse sa main dans la mienne en la serrant fort, et m'embrasse longuement la joue. Comment fait-il pour être aussi... Parfait ? J'aimerais tellement qu'il ressente la même chose que moi quand je suis à ses côtés. Je ne me suis jamais senti aussi bien qu'en sa présence...

« Hey ! Les... les gars ! Oups pardon... ! »

Je vois Andreas bousculer les gens sur son passage en s'approchant de nous dans état... Pas très très frais.

« Bill ! Tu devineras jamais mouahaha ! Y'a un mec qui m'a dragué ! Mais j'me suis dit : il faut que je le présente à Bill !
- Euh... Mais... » j'essaye d'articuler pour le faire taire mais les mots ne veulent pas sortir. Je sens la suite des événements s'enchaîner sans pouvoir rien faire contre...
« Finalement t'es vraiment gay ou pas ? Que ça lui fasse pas de faux espoirs à c'type ! Depuis la soirée de... Oula arrêtez de trop bouger... De ton anniversaire tu as... hurm... tu as réfléchi ?
- Mais qu'est-ce que tu racontes Andreas t'es totalement beurré ! C'était une rumeur ! Nan mais n'importe quoi ! réplique Tom alors que je garde le silence, paralysé.
- Mais nan ! Bill t'as pas dit ? Il est venu... venu me parler ce soir-là et... »

Il se redresse un peu, alors qu'il était en train de glisser du canapé et reprend à mon plus grand désespoir, alors que je ferme les yeux avec toute la force dont je suis capable...

« Oui donc je disais qu'il m'avait raconté qu'il pensait être gay mais qu'il n'était pas sûr et qu'il en avait parlé à personne et après on s'est bourré... hihi... bourré la gueule ! Quelqu'un a dû nous entendre et mettre cette info sur internet ! Hey ! Pourquoi tu me regardes comme ça Tom, Bill te l'a pas - hips - dit ? »

Je sens le regard de Tom rivé sur moi, tentant de comprendre la situation, seulement je n'arrive pas à mentir, putain ! Ça serait tellement simple pourtant ! Pourquoi je n'y arrive pas ?! Je...

« Bill, c'est quoi cette histoire ? me demande-t-il avec un ton accusateur, ayant retiré brusquement sa main de la mienne. Ce geste me brise le c½ur...

Les secondes s'écoulent dans une ambiance plus que pesante... Comme si des murs venaient de se dresser autour de nous, nous enfermant dans une pièce imaginaire. La musique, les rires, les bavardages, tout me parait étouffé, me donnant l'illusion que nous sommes complètement isolés. Je peux simplement entendre un bruit de fond... De la basse résonnant au creux de mon ventre au rythme des douloureux battements de mon c½ur... Je les sens aussi au niveau de mes tempes, m'assourdissant et faisant monter les larmes à la surface de mes yeux.... Il attend une réponse.

Je détourne la tête en essayant de fermer d'avantage les yeux, priant de toutes mes forces pour que tout cela ne soit qu'un cauchemar...


oOoOoOo


Voilà j'espère que vous ne vous êtes pas lassés de mes postages tardifs... Et que ce chapitre vous a plu aussi é_è
Donnez-moi votre avis surtout !
J'essaierai de poster le prochain chapitre en début de semaine prochaine.
Merci de lire encore ma fic ! Je vais faire des efforts pour reprendre un rythme "normal".

Bisous <333

# Posté le mardi 19 février 2008 16:21

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:35

~ Chapitre 11 ~

~ Chapitre 11 ~
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~ Chapitre 11 ~

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POV Bill



« Bill, j't'ai posé une question. »

Il est énervé et il faut que je lui réponde avant que cela n'empire.... Quelque chose, n'importe quoi, pourvu qu'il comprenne...
Je tourne la tête dans sa direction, hésitant à lever les yeux, ayant bien trop peur d'affronter les siens... Et pourtant il le faut... Mon regard, jusque là posé sur sa main crispée, parcoure son bras, son épaule, son cou, avec une infinie lenteur puis, finit par s'incruster inéluctablement dans ses prunelles me paraissant bien plus sombres que d'habitude. Je n'ai jamais été moins à l'aise qu'à cet instant précis, et la dureté qu'exprime ses yeux ne font qu'amplifier la gêne dont je fais preuve. Je déglutis en fermant violemment la mâchoire et garde le silence.
Je vois progressivement son visage se déformer, son regard se voiler, de déception et de... Colère...
Quand je pense qu'il y a deux minutes encore tout allait pour le mieux... Pourquoi fallait-il que cette histoire me rattrape maintenant ?

« Hey les mecs, vous devriez goûter les canapés au saumon, j'en ai jamais mangé d'aussi... Oula... Qu'est- ce qui se passe ? » nous interrompt Gustav, me faisant ainsi redescendre sur Terre.

La musique et tous les bruits nous entourant me paraissent soudainement d'un niveau sonore douloureusement élevé, m'obligeant à fermer de nouveau les yeux. Cette situation est insupportable...

« Et bien demande à Bill ! Peut-être qu'à TOI il te répondra ! »

Tom se lève brusquement après avoir lancé cette phrase d'un ton accusateur et dégoûté, propageant une décharge électrique au plus profond de mon coeur.
Mes yeux suivent instinctivement ses pas vers la sortie tandis que je sens le regard pesant de Gustav, Andreas et de plusieurs inconnus, sur moi. C'en est trop... Je ne veux pas rester une seconde de plus ici.

« Et bah dis donc... Il a l'air énervé ! s'exclame Andreas, apparemment surpris par la tournure des évènements.
- Oh toi ferme-la ! T'en as assez fait ! » je lui siffle méprisant alors qu'il effectue un geste de recule suite à ma réplique.

J'aperçois Georg s'avancer vers nous, s'éloignant de la piste de danse. Il ne manquait plus que lui...

« Bah alors Billou... Pourquoi tu fais cette tête ? »

Il propage son regard autour de lui-même comme s'il cherchait quelqu'un et reprend, riant tout seul à la connerie qu'il s'apprête certainement à dire :

« Ohhh... Le calamar qui te sert de frère t'as abandonné pour aller lécher la moule d'un thon, c'est ça ? »

Je sens mes yeux s'exorbiter à l'entente de sa phrase. Comment peut on être aussi con ?! J'entends Gustav répliquer en chuchotant :

« Toi, t'as goûté les chips aux crevettes, j'me trompe ? »

C'est pas possible, ils se sont tous passés le mots pour ruiner ma soirée ! Je me lève soudainement et prends à mon tour le chemin de la sortie en prenant soin, au passage, de les bousculer violemment.

La phrase de Georg tambourine en boucle dans ma tête... Rien qu'imaginer que Tom finisse sa soirée de cette façon me met hors de moi. Il faut que je le rattrape avant qu'il n'ai le temps d'aborder une quelconque fille... Je préfère devoir tout lui expliquer plutôt qu'il couche avec une pétasse. Même si j'ai du mal à comprendre pourquoi, je ne le supporterais pas... Je ne le supporterais pas... Je ne le supporterais pas... Putain Tom, où est-ce que t'es passé?!

Arrivé à l'extérieur, je n'arrive pas à le trouver. Je parcoure une nouvelle fois le parking du regard quand celui-ci se pose sur Saki à présent à côté de moi, au téléphone.

« Très bien, tenez-moi au courant lorsque vous serez arrivés. »
Il raccroche et se tourne vers moi en me demandant :
« Toi aussi tu veux rentrer ?
- Tom est rentré ?
- Oui, il a dit qu'il fallait absolument qu'il soit seul. Tu veux que j'appelle une autre voiture pour toi ?
- Oui s'il te plaît... »

Il compose alors un numéro sur le clavier de son portable tandis que je retourne près de l'entrée en attendant. Je m'assoie contre le mur du bâtiment en entourant mes jambes de mes bras, posant mon front contre mes genoux. Les paupières closes, une seule image m'apparaît... Tom. Tom et son regard, Tom et sa voix, Tom et ses gestes... Tout ce que c'est passé ces derniers jours et que j'ai peur d'avoir perdu à nouveau, cette complicité, cette relation si chère à mon c½ur. Des larmes apparaissent soudainement à la surface de mes yeux à l'évocation de cette hypothèse. Je ne veux pas que ça recommence, il ne faut pas que je reproduise les mêmes erreurs. Je dois tout lui dire comme je lui ai promis de faire il y a seulement quelques heures. Comment les choses ont-elles pu déraper aussi vite ?

« Et une dernière chose... Plus de secrets entre nous maintenant. Ne garde pas ce qui te rend triste pour toi ou n'importe quoi d'autre hein ? Avant on se disait tout alors... Il faut que ça recommence, d'accord ? On est jumeaux, on se comprend... »

Ses mots que j'ai appris par c½ur résonnent dans mon esprit faisant rouler une larme sur ma joue... Ses paroles si douces et rassurantes qui me remémorent un bonheur noyé bien trop vite...

« On se comprend... »


Je ne peux pas m'empêcher d'en douter... Je devrais lui faire confiance mais j'ai peur... Peur qu'il me rejette, qu'il m'en veuille, que notre relation change, qu'il m'abandonne, qu'il ne m'aime plus...

« Bill, tu trembles, attend pas dehors, t'es pas assez couvert. » me conseille Saki en me tendant la main pour m'aider à me lever.

Maintenant qu'il le dit, c'est vrai qu'il fait froid... J'étais tellement concentré dans mes pensées que je ne me suis même pas aperçu que je tremblais...

Je me lève difficilement, étourdi par la température qui se révèle soudainement à moi et attends quelques minutes à l'intérieur en compagnie de mon garde du corps.
Lorsqu'une voiture se gare devant nous, je me dépêche de m'installer à l'intérieur et de fermer la porte derrière moi. Une douce chaleur émanant de l'avant du véhicule s'empare de ma peau me faisant soupirer d'aise. J'essaye de faire le vide dans mon esprit, d'oublier la fin de cette soirée pour laisser la fatigue prendre possession de moi. Mais en vain. Il suffit que je me remémore les derniers instants de bonheur que j'ai passé avec Tom pour qu'une boule d'amertume vienne finalement se loger dans ma gorge. Quoi que je fasse... Je voudrais juste oublier, seulement un instant... Mais mon esprit se fixe incessamment sur les derniers évènements et une question revient à chaque fois : qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?

J'avais tenté de ne plus y penser... Et avec ces derniers mois, je n'en ai plus vraiment eu le temps... Ça m'arrangeait bien d'une certaine façon... Mais apparemment je ne pouvais pas m'en débarrasser si facilement, il fallait bien que j'affronte ça un jour. Mais pourquoi maintenant ? Alors que tout allait bien pour une fois...
Est-ce que je suis réellement homosexuel ? Est-ce que c'est ce que je suis vraiment ou n'était-ce qu'une attirance passagère envers due à l'adolescence et à toutes les remises en question qui vont de pair ?
Il faut que j'en sois sûr et que j'en parle à Tom... Ce qui me paraît le plus dur à faire... Mais je ne peux plus garder le silence une nouvelle fois. Je ne veux pas le perdre...

Je sens la voiture s'arrêter puis le chauffeur se tourne vers moi pour me signaler que nous sommes arrivés.
Mon regard se pose sur le premier étage du chalet d'où une légère lumière s'échappe d'une des fenêtres... Tom.
Mon c½ur se serre subitement. J'inspire profondément et m'extirpe le plus dignement possible du van en fermant faiblement la porte après moi. Le froid me frappe à nouveau alors que je me dirige vers l'intérieur le plus rapidement possible pour y échapper. Je ne pense pas qu'il faisait moins froid quand nous sommes sortis en début de soirée pourtant... Peut-être est-ce parce que tout à l'heure, mon jumeau était auprès de moi...

J'appuie fermement sur la poignée de la porte et pénètre directement dans le salon. Je reste quelques instants bloqué devant les escaliers, sachant que Tom se trouve dans sa chambre, en haut...

Je finis par gravir les marches en faisant attention de ne pas faire craquer le parquet pour éviter de me faire remarquer. Arrivé à l'étage , je m'arrête un instant, observant tristement la lumière filtrer sous la porte de sa chambre puis j'ouvre doucement la mienne en la refermant de la même manière. Je n'ai pas le courage de l'affronter ce soir, il faut que je trouve des réponses avant...
Je me débarrasse de ma veste en la jetant par terre, retire mes autres vêtements jusqu'à ne plus être qu'en boxer puis m'effondre sur le lit sans prendre la peine de me démaquiller.

Je ferme les yeux et laisse mon esprit vagabonder à sa guise, imaginant une fin de soirée différente pour m'endormir... Nous serions rentrés tous ensemble, moi dans les bras de Tom et, arrivés ici nous aurions attendu que tout le monde aille se coucher pour sortir se balader dans la neige, rien que lui et moi... Dans la nuit... Je lui aurait lancé une boule de neige et pour échapper à sa vengeance je me serais mis à courir... Mais il m'aurait rattrapé facilement... Il se serait jeté sur moi en enroulant ses bras autour de moi par derrière et nous aurions dérapé... Lui tombant sur moi et... Après nous...

« Bill... Bill...
- Hnn... Tom...?
- Nan, c'est Andreas... »

Je me redresse en me frottant les yeux, ébloui par la lumière entrant dans la pièce par les deux grandes fenêtres qui se trouvent derrière moi.

« Désolé de te réveiller mais il faut absolument que j'te parle...
- T'as pas la gueule de bois ? je lui réponds sèchement, les sourcils froncés.
- Je.. euh ça peut aller mais... Bill... Je suis vraiment désolé. J'arrive pas à croire que j'ai pu être aussi con ! D'habitude je tiens mieux l'alcool que ça, je ne sais pas ce qui m'a pris... »

Je le laisse continuer de s'excuser pendant que je me dirige vers la salle de bain, comme si ses paroles n'avaient aucune importance pour moi. Je prends ma brosse à dent, attrape le dentifrice et commence à me brosser les dents. M'ayant suivi, il poursuit :

« Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai sorti ça comme ça... Tom est fâché contre toi à cause de moi... Je sais pas quoi faire... J'peux aller lui parler si tu veux... Essayer d'arranger les choses... Dire que j'ai complètement déliré hier soir, que j'ai dit n'importe quoi à cause de l'alcool et que tu t'es juste senti gêné je sais pas... »

Je ne lui réponds pas alors qu'il continue à me fixer dans le miroir. Je me rince la bouche, me démaquille à l'aide d'un coton et d'une lotion spéciale puis retourne dans la chambre, Andreas sur mes pas.
Je m'assoie sur le lit alors qu'il fait de même en me regardant mal à l'aise, d'un air désolé. Je sais qu'il est sincère...

« Dis-moi comment je peux me faire pardonner Bill, j'ai peur d'avoir perdu définitivement ton amitié et ta confiance... J'm'en veux tellement si tu savais... »

Je laisse les secondes s'écouler un moment laissant perdurer encore un peu sa gêne puis finis par rompre le silence, employant un ton dur et mystérieux à la fois :

« Il y a bien quelque chose que tu peux faire... »


oOoOoOo


J'ai posté à l'heure *fière* ! Alors comme d'habitude vos avis sont primordiaux (genre j'utilise ce type de vocabulaire xD) alors bombardez-moi de commentaires *o* S'il vous plait... Ça me ferait tellement plaisir... *chibi-eyes* Et puis je pense pas que je pourrais poster la semaine prochaine, disons qu'elle est assez chargée et forte en émotions, je risque d'être totalement morte o_o (bon en gros... 4 voyages en train, 4 concerts lol) mais si je peux je le ferais =) Et je pense que voir plein de commentaires sur ce chapitre ça pourrait vraiment me motiver =D mais détrompez-vous je ne fais pas de chantage (j'vous assure !).

Ensuite j'ai été taguée... DEUX fois o_o ! Mais là j'ai la flemme j'y répondrai plus tard =D

Et une dernière chose j'ai deux pubs à faire :
Ma grande s½ur Marie <3 qui vient de créer son blog et qui écrit merveilleusement bien. Ses OS sont très émouvants et je me retrouve tout à fait dans les sentiments décrits, c'est un vrai plaisir de les lire. Je vous conseille (ordonne è_é) vivement d'y aller, vous serez forcément d'accord avec moi =)

Et la deuxième :
Réalité-Onirique, aussi un blog d'OS. Vous serez vraiment impressionnés ! Je n'ai jamais lu de fiction aussi réaliste et aussi bien écrite avec ces personnages. Ses OS sont en général basés sur des faits réels et la personnalité des membres correspond tout à fait à l'image qu'on a d'eux en vrai. C'est vraiment très impressionnant ! Vous ne serez pas déçus ! Vous allez gagatiser sur la relation Bill/Tom, ça parait tellement "vrai" que vous allez surement croire que c'est la réalité ^^ Enfin en tout cas moi oui !

Voilà ! Merci de lire ma fic, je vous aime <3
(j'ai laissé un indice sur ce que Bill a derrière la tête, à vous de trouver =D)


Edit : Coucou ! J'espère que vous avez passé d'aussi bonnes vacances que moi =D J'ai pas vraiment eu le temps d'écrire et puis ensuite j'étais plutôt crevée mais je suis en train de m'y mettre donc je vous poste la suite au plus tard mercredi.
Merci pour toutes vos visites alors que je ne suis pas très présente... u_u
A très bientôt <3

# Posté le mardi 26 février 2008 15:55

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:38